Pourquoi et comment l’autoconsommation électrique a séduit les régions de France ?

On évoque souvent l’autoconsommation électrique pour les particuliers ou les commerces de proximité comme étant une solution d’avenir. Mais cette nouvelle approche de la consommation énergétique répond également aux attentes et aux préoccupations des collectivités locales. 

 

L’autoconsommation électrique, une réalité appelée à se généraliser ? 

 

L’autoconsommation électrique fait partie des leviers d’optimisation de la consommation énergétique, promus par le groupe EDF lui-même. L’acteur historique de la production électrique en France a ainsi pu mettre en avant, dans un partenariat signé le 29 mars dernier avec un important promoteur immobilier, ce nouveau rapport des citoyens à l’énergie en général et à l’électricité en particulier. 

Si EDF souhaite accompagner le développement de l’autoconsommation électrique en France, c’est en grande partie pour répondre aux attentes de ses usagers, à commencer par les collectivités. Plusieurs régions de France se sont déjà engagées dans une démarche visant à promouvoir les panneaux photovoltaïques et donc l’énergie solaire d’une part, et l’autoconsommation électrique collective d’autre part. 

 

Les collectivités locales séduites par l’approche globale de l’autoconsommation électrique 

 

Les nouvelles dispositions légales favorisent l’émergence et le développement d’une nouvelle forme d’autoconsommation avec la possibilité d’envisager cette dernière à un niveau collectif. La Nouvelle Aquitaine fut la première région à s’engager en la matière. L’intérêt économique apparaissait comme évident : 

- Hausse du prix d’achat de l’électricité 
- Baisse du coût des panneaux photovoltaïques 
- Baisse du tarif de vente de l’électricité produite au réseau officiel

 

A l’instar des solutions FHE pour les particuliers, les ambitions de la région et des autres collectivités locales visent donc une baisse conséquente de la facture d’électricité.  Mais cet attrait économique ne représente pas le seul atout de l’autoconsommation électrique, présentée alors comme un marqueur fort du développement durable et responsable

 

Proximité et maitrise, les conséquences vertueuses de l’autoconsommation électrique 

 

Reposant sur l’énergie dite renouvelable et donc bénéfique à la protection environnementale, cette politique favorisant l’indépendance énergétique implique notamment une maitrise de la consommation électrique. L’objectif consiste bien à consommer l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques et non plus à la vendre au réseau officiel. Sur un plan collectifs, les autorités se sont donc engagés à informer et former les usagers pour qu’ils changent leurs habitudes (Favoriser l’utilisation des appareils électriques en pleine journée lorsque la production photovoltaïque est optimale pour réduire la consommation en fin de journée ou la nuit, lorsque la production est moindre voire inexistante). A un niveau individuel, la démarche reste identique, même si la solution FHE permet de s’assurer de cette maitrise de manière optimale

Enfin, en privilégiant l’autoconsommation, ces collectivités locales s’inspirent de la tendance des circuits courts, plébiscitée par les citoyens. Rapprocher lieu de production électrique et lieu de consommation garantit de pouvoir se dispenser en partie de réseaux électriques complexes et démesurés. A moyen et long terme, ce délaissement progressif des réseaux électriques traditionnels représentera également une diminution des coûts, baisse sensible que l’on retrouve également dans les choix individuels d’autoconsommation électrique. 

 

C’est donc bien par l’approche globale (intérêt économique, maitrise de la consommation d’énergie et réduction des distances avec une prime donnée à l’énergie locale) que l’autoconsommation a réussi à séduire les collectivités locales.